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Moi, je n’y crois pas ; c’est quoi ces trucs de mission de vie… Ni le temps ni l’énergie (4/6)

Ce sont des trucs de Bobos éclairés, ces velléités de trouver sa mission de vie, de respecter ses valeurs, d’aspirer à une vie meilleure, porteuse de sens, et à souhaiter davantage de bonheur pour soi et les siens… Ah oui ?

Que d’encre a coulé avec la crise du coronavirus ! Les philosophes se crêpent le chignon sur la possibilité, ou non, de voir émerger une société nouvelle. Les internautes se glosent de textes, images et clips vidéos sur le sens profond de la vie, sur la nécessité de se trouver, sur les apports tant bénéfiques du yoga et autres philosophies orientales ou amérindiennes, sur le manger sain, sur le fait de prendre soin de son corps, de penser à la planète et j’en passe et des meilleures. La crise du Covid-19 et son cortège funèbre n’aura en fait qu’augmenter la quête du bonheur, du carpe diem, du bien-être à tous les niveaux.

Encore un truc de Bobo, comme le dirait notre fieffé Renault ? Est-ce que cela accompagne la mode du sans-gluten, du pain-fait-soi-même, des promenades à vélo et du moment yoga, du potager sur sa terrasse, du mode plus zen aspiré par un mode qui se voudrait nouveau ? Bref, une espèce de dictature du mieux-vivre de celui-qui-a-le-temps-et-les-sous-pour-s’occuper-de-sa-petite-personne ?

Je me garderai bien de dire le contraire. Pas de fumée sans feu, dit l’adage. Pourtant, imaginez que ce soit le contraire : apprécierez-vous de vivre sans air, en malbouffe constante, en stress permanent et, surtout, sans réelle aspiration de vie ? Du coup, pensez-vous vraiment que cette quête du Graal soit si absconse et vaine ?

Le mental adore résister

N’empêche que notre mental, ce grand rationnel, vient à la rescousse avec toute une série d’arguments qui tiennent la route. En voici quelques-uns :

A quoi ça sert ?
Moi, je vis très bien comme cela. Je n’ai pas besoin d’être mené par quoi ou qui que ce soit. De toute façon, nous terminerons tous en poussière, pas vrai ? Les béats sont les plus heureux tandis que ceux qui se posent trop de questions se torturent.

Comment vérifier que je suis dans le vrai ?
Admettonsque j’y réfléchisse sérieusement, comment savoir si je suis sur la bonne voie ? Hors de question que je me remette à un gourou ou me fasse dicter ma pensée. Je suis un adepte de la liberté de pensée et préfère le flou que les certitudes trop rapides voire usurpées.

C’est un truc de luxe.
 Je travaille comme un forcené, je m’assure que ma famille puisse vivre dans une certaine aisance. Au champ, à l’usine et au bureau, on n’a guère l’occasion de se poser ce type de question.

J’ai besoin de concentration pour y parvenir.
Comment voulez-vous que je trouve le moyen d’y penser alors que je suis déjà au four et au moulin ? Pas le temps, encore moins d’énergie et d’envie de réfléchir sur le fondement de ma vie pour le moment.

Une mission de vie, et quoi encore ?
C’est un truc de Bouddhiste ou d’Hindouiste de croire que nous avons reçu cette vie sur terre pour évoluer et remplir une mission.

Je peux y arriver tout seul ; je n’ai ni le temps ni l’argent pour un accompagnement.
Merci pour vos articles : ils m’apportent une méthodologie et, le reste, je le trouve aisément sur Google.

Et pourtant…
J’avais un peu plus de quarante ans quand j’ai découvert ma mission de vie. En fait, elle s’est résumée à un seul mot, un verbe : TRANSMETTRE. Elle m’est apparue évidente au sortir d’un exercice où mon coach m’a invitée à tracer ma ligne de temps de vie sur le sol, en partant depuis ma naissance, et même auparavant si j’y croyais. En retraçant les quarante premières années de ma vie, je me suis rendu compte d’un fil rouge, d’un commun dénominateur dans mes envies, mes choix, mes objectifs et mes réalisations. Mon réel bonheur était de pouvoir partager et augmenter le taux d’énergie et de joie autour de moi.

Que ce soit lors d’un match de tennis où, à 13 ans, j’avais reçu la « coupe Fair-Play » car, piètre joueuse en comparaison avec mes camarades de l’époque, j’avais préféré rester au bord du court pour les encourager. Ou lors de l’organisation des multiples camps scouts, jusqu’à l’âge de 23 ans. Ou en tant que convoyeuse ambulancière volontaire pour la Croix Rouge, quand j’avais 17 ans. Ou, tout simplement, quand je souhaitais que mes amies se sentent bien dans leurs baskets.

Si vous analysez votre chemin de vie déjà parcouru, vous constaterez des évidences, des aspirations, une motivation, une manière d’être qui vous caractérise. C’est une première piste pour trouver votre mission de vie. Une deuxième étape est de vous demander si cette évidence vous entraîne vers l’avant et fournit un commun dénominateur sur l’ensemble des actions que vous mettez ou souhaitez mettre en place.

Soit vous vous sentez en phase avec cette manière d’être, soit vous devez encore la confirmer voire encore la trouver.

Mon expérience m’a montré qu’avoir déterminé cette mission de transmission m’a permis d’orienter mes choix de façon cohérente, d’où le choix d’être mentor, coach, formateur, auteure, professeur, conférencière dont la finalité est commune et répond parfaitement à la mission que j’ai choisie. Au même titre que tant de professionnels ont parfaitement trouvé le sens de leur action quotidienne. Il suffit de voir à tel point les professionnels de la santé donnent leur vie, avec une générosité sans faille, pour aider les autres à conserver ou regagner la santé. Remarquable.
Et vous, quelles sont vos aspirations ? Quelle est votre marque de fabrique, celle qui n’appartient qu’à vous ?

Sylviane Cannio

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